Les tendances climatiques observées depuis le début du siècle varient largement d'une région du globe à l'autre, par exemple l'hémisphère sud semble se réchauffer plus lentement que l'hémisphère nord (les pays produisant actuellement le plus de gaz carbonique se trouvent principalement dans l'hémisphère nord et le mélange des propriétés atmosphériques d'un hémisphère à l'autre prend plusieurs années voire plus).
Les fluctuations de la température depuis qu'on la mesure. En haut, les variations des moyennes annuelles de l'ensemble de la planète entre 1856 et 1998, au milieu de l'Europe entre 1781 et 1998. Ces deux courbes expriment les écarts de température par rapport à une période de référence 1961-1990. En bas, la série la plus longue, reconstituée à partir des mesures mensuelles réalisées depuis 1659, donne la valeur absolue des températures, l'horizontale indiquant la référence 1961-1990.
À partir de la base de données de température atmosphérique à la surface du globe de P. Jones, il est facile de calculer les tendances sur les 100 dernières années pour différentes régions du globe. On voit immédiatement une large disparité des tendances, tantôt positives (jusqu'à 3°C par siècle au centre des continents nord-américains et européens), tantôt faiblement négatives, mais il y a aussi de larges régions du globe où il n'y a pas assez de mesures pour estimer ce réchauffement.
A l'échelle de l'Europe, l'évolution des températures de 1891 à 1990 révèle une grande disparité régionale et saisonnière. Les hivers plus chauds, surtout en Europe de l'Est, expliquent une grande partie du réchauffement global. La carte des variations estivales montre que les étés se réchauffent moins que les hivers. En Europe centrale, ils se sont même refroidis d'environ 0,5°C (d'après Schönwiese et Rapp, 1997).