Antoine Hochet, Thierry Huck, and Alain Colin de Verdière, 2015: Large-Scale Baroclinic Instability of the Mean Oceanic Circulation: A Local Approach. J. Phys. Oceanogr., 45, 2738–2754. doi: http://dx.doi.org/10.1175/JPO-D-15-0084.1 Résumé Hochet et al. 2015 JPO : Instabilité barocline grande-échelle de la circulation océanique moyenne : une approche locale. L'instabilité barocline de grande échelle est une source potentielle d'ondes de Rossby et de variabilité grande-échelle dans l'océan. Dans un premier temps, on réexamine cette instabilité dans un modèle à deux couches et demi. Comme l'ont déjà montré plusieurs auteurs, l'instabilité se développe pour des écoulements de surface vers l'ouest lorsque la vitesse de phase des deux modes verticaux converge par l'influence des courants moyens. Cette instabilité grande-échelle est plus forte aux basses latitudes et apparaitrait donc plus vraisemblablement dans le courant de retour vers l'ouest du tourbillon subtropical. L'analyse dans un modèle quasigéostrophique avec une stratification continue montre que l'instabilité est plus forte quand l'écoulement moyen se projette négativement sur le deuxième mode barocline (par convention les modes verticaux sont choisis positifs à la surface). Ces calculs de stabilité linéaire sont ensuite effectués sur des courants moyens issus des trajectoires des flotteurs Argo à 1000 m et des donnés hydrologiques climatologiques de densité et stratification. Les résultats montrent que les régions instables sont situées aux basses latitudes de chaque bassin océanique, dans les courants de bord ouest, et dans certaines régions du Courant Antarctique Circumpolaire. La localisation de ces régions instables est bien corrélée avec les régions où l'écoulement moyen se projette négativement sur le deuxième mode barocline. Les temps de croissance caractéristiques de ces modes instables étant généralement plus courts que 6 mois, ces instabilités sont probablement détectables dans les données d'altimetrie satellitale. Par conséquent, nos résultats suggèrent que ces instabilités grande-échelle sont une source de variabilité grande-échelle aux basses latitudes.