Ferron, B., F. Kokoszka, H. Mercier, P. Lherminier, T. Huck, A. Rios, V. Thierry, 2015: Variability of the diapycnal mixing along the A25 Greenland-Portugal transect repeated from 2002 to 2012. Journal of Physical Oceanography, submitted 22juin2015. Variabilité du mélange diapycnal le long de la radiale Groenland-Portugal A25 répétée de 2002 à 2012. Résumé La variabilité du mélange diapycnal par les ondes internes est quantifiée à l'aide d'une paramétrisation des fines échelles appliquée à la section Groenland-Portugal A25 répétée tous les 2 ans de 2002 à 2012. Le cisaillement et la déformation des vitesses des ondes internes sont estimés des profils verticaux complets de densité et de vitesses répétés sur 91 stations. Le taux de dissipation moyen sur sur les 6 répétitions de 2002 à 2012, <$\epsilon_{2002–2012}$>, dans les couches supérieures de l'océan est dans la gamme de 1–10.10$^{-10}$ W kg$^{-1}$ . En profondeur, <$\epsilon_{2002–2012}$> est plus faible que 1.10$^{-10}$ W kg$^{-1}$ sauf au dessus des topographies chahutées, notamment sur les pentes continentales, la ride de Reykjanes, et une région délimitée par la ride Açores-Gascogne et le mont sous-marin Eriador. Dans cette dernière région, les flux vertical d'énergie des ondes internes est orientée préférentiellement vers la surface, et <$\epsilon_{2002–2012}$> est dans la gamme 1–20.10$^{-10}$ W kg$^{-1}$ . La variabilité interannuelle des taux de dissipation est remarquablement faible tout au long de la section. Quelques épisodes de forte dissipation dépassant le bruit de la paramétrisation fine-échelle apparaissent en profondeur entre la ride Açores-Gascogne et le mont sous-marin Eriador. Cette région est également marquée par un niveau d'énergie méso-échelle élevé en surface et par une augmentation des vitesses au fond. Les estimations du flux d'énergie verticale vers la marée interne et vers les ondes internes topographiques suggèrent que ces dernières sont responsables des épisodes de forte dissipation. Au mont Eriador, les contributions des ondes internes topographiques et de la marée interne au taux de dissipation sont du même ordre de grandeur, alors qu'autour de la ride de Reykjanes la marée interne est responsable du gros de la dissipation.