Dispersion lagrangienne de déchets plastiques: un cas d’étude dans le Golfe de Gascogne Elise Corre, Gwenael Jan, Christophe Maes, Nicolas Grima, Thierry Huck, Guillaume Charria, Camille Lacroix L’accumulation de débris plastiques dans le milieu marin implique des processus physiques et environnementaux qui influencent leurs devenirs. Transportés par la circulation de surface des océans, ceux-ci suivent différentes routes qui peuvent être longues lorsque les débris sont pris dans des méandres et des gyres. Ils peuvent, par ailleurs, s’échouer à la côte ou précipiter vers le fond de l’océan, selon leurs propriétés physico-chimiques et leur évolution dans le milieu marin. Les processus de la dynamique océanique de fines échelles, simulés numériquement, sont l’objet de l’étude dont l’objectif est de quantifier les concentrations de débris plastiques, associés à des particules numériques, entre les différentes régions du Golfe de Gascogne (océan hauturier, talus continental et côtier). Les trajectoires lagrangiennes des particules sont confrontées aux gyres et aux zones de dispersion identifiées et déjà connues dans cette région. A partir du logiciel lagrangien ARIANE (code multi organismes de recherche) et des résultats de 10 ans de simulation numérique (2001-2010), dans le golfe de Gascogne et sa région (modèle MARS3D de l’Ifremer), les courants de surface journaliers, à 1 km de résolution spatiale, sont utilisés pour transporter un million de particules numériques relâchées aux abords des principaux fleuves métropolitains. La stratégie temporelle et spatiale de l’étude vise à étudier le devenir de ces entrées fluviales en termes de routes privilégiées de convergence, de fronts d’ondes et de zones d’échouage. Une comparaison avec des mesures de prélèvements in situ, réalisés par le CEDRE, sera présentée. Les premiers résultats de l’étude et la difficulté de comparaison entre observation et modélisation seront discutés.