Le gratin de courgettes La table provencale ou nicoise est devenue au cours des siecles, un creuset ou se sont engrangees des produits venant du monde entier (voir Petit Bouquet, mercredi...). Des apports froids venus du Nord (la morue sechee ou stock-fish de son nom d'origine, les tripes, les farces par exemple) ont ete accomodes genialement avec de savoureuses influences chaudes venus du sud : les tomates, les poivrons doux, provenant d'Amerique du sud, le basilic, d'Orient, ou l'huile d'olivier, implantee par les Romains... pour ne citer que les plus prestigieuses. Le resultat ne pouvait etre que sublime. Et, par chance, l'heritage s'est transmis entier, de generations en generations, s'enrichissant largement au cours des annees. Pendant l'ete, le Petit bouquet a decide de vous faire partager quelques plats peu connus et pourtant delicieux... Mon marche : - 500 grammes de courgettes - 80 grammes de riz - 200 grammes de fromages de montagne sec (ou de sbrinz) - 100 grammes de jambon (dans l'epaule) - 2 oeufs - 2 oignons - 1 gousse d'ail - persil - romarin - huile d'olive - chapelure - sel, poivre Je cuisine : Dans de l'eau bouillante, je verse le riz et je le fais cuire pendant 5 a 6 minutes. Je le rince a l'eau et je l'egoutte dans une passoire. Je lave les courgettes et je les coupe en petits des (3 a 5 millimetres de cote). J'epluche les oignons et je les fais revenir dans de l'huile d'olive avec de l'ail et du persil. Je coupe le jambon, je rape le fromage. Dans un grand bol, je verse le tout. J'ajoute les oeufs et le romarin et je melange. Je verse l'ensemble dans une terrine et j'etale. J'ajoute par dessus de la chapelure et quelques gouttes d'huile d'olive. Je fais cuire au four pendant 30 a 40 minutes jusqu'a ce que la chapelure gratine. Les conseils de de la Peppa A l'automne ou l'hiver, vous pouvez faire de meme avec des courges. Vous pouvez remplacer le jambon par du petit sale. N'achetez pas de la chapelure, faites-la vous-meme en rapant du pain sec. Vous pouvez mettre quelques olives sur le dessus et ne verser l'huile d'olive qu'a la fin de la cuisson. Giordan De la Peppa vient de publier avec Jose Maria, Et vive la cuisine nicoise, Z'Editions 2000.