Le cake à la carotte d'Emilie LE MONDE | 30.05.07 | 15h58 - 4 oeufs - 150g sucre - 30cl huile tournesol - 10 carottes, rapées - 250g farine - 1cs levure - 1/2 cc bicarbonate de soude - cannelle - poignée de noix concassées - poignée de raisins secs imbibés de rhum Cuisson : moule à cake, 50 minutes à 170°C Au mieux, c'est "non, merci, sans façon". Au pire, c'est "beurk" ou "pouah". Emilie connaît la chanson : proposer un cake à la carotte en dessert est une opération à haut risque de refus plus ou moins polis. Elle insiste pourtant, en jouant sur le registre "dessert léger, nourriture saine, bio, diététique..." Ses convives finissent toujours par se laisser tenter. Et les plus honnêtes reconnaissent leurs préjugés. De ce dessert d'origine anglo-saxonne, Emilie a évacué le glaçage final, elle a horreur de ça. Mais, pour le reste, elle respecte la recette à la lettre. D'abord battre à la fourchette quatre oeufs mélangés avec 150 grammes de sucre pour obtenir une "petite mousse". Y ajouter 30 cl d'huile de tournesol - "l'huile d'olive a un goût trop marqué pour ce dessert" - et rebattre encore un peu. L'opération la plus longue consiste à éplucher et surtout à râper la dizaine de carottes, achetées avec leurs fanes, "une garantie de leur fraîcheur". Les carottes ainsi râpées sont intégrées à la préparation oeufs-sucre : Emilie y rajoute 250 grammes de farine, une petite cuillerée à soupe de levure et une demi-cuillerée à café de bicarbonate de soude. L'ensemble est encore battu. Après, Emilie soigne la différence en ajoutant de la cannelle, une petite poignée de noix concassées et une autre de raisins secs, "jaunes, noirs ou les deux", qui auront été imbibés de rhum. Elle place la préparation dans un moule à cake - "en silicone, c'est plus facile à nettoyer, et je déteste faire la vaisselle" -, et la met au four, "thermostat 170 ºC". Le temps de cuisson avoisine les cinquante minutes. Il suffit d'y planter un couteau : s'il ressort "net", c'est que le cake est prêt. Autre avantage, selon Emilie : il se conserve plusieurs jours et on peut même le congeler. Elle tient cette recette d'un voyage en Australie, à Byron Bay plus précisément, haut lieu pour plongeurs et surfeurs. "Ce fut un village de hippies, raconte Emilie. Ils sont devenus bobos et ne boivent plus que du jus de carotte." Bruno Caussé Article paru dans l'édition du 31.05.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16¤/mois